Le “French Paradox” et les premiers indices épidémiologiques
Le terme “French Paradox” est apparu dans les années 1990, popularisé par Serge Renaud, chercheur à l’INSERM. Son observation : les Français, gros consommateurs de vin rouge, exhibent une mortalité cardiovasculaire étonnamment basse par rapport à d’autres pays occidentaux aux habitudes alimentaires similaires. Des études épidémiologiques ont corroboré l’existence d’une corrélation entre consommation modérée de vin rouge et réduction du risque de troubles cardiovasculaires (Renaud et al, Lancet, 1992).
Mais corrélation n’est pas causalité ; les habitudes alimentaires, l’activité physique ou la génétique interviennent aussi. Les études observationnelles, même si elles posent un cadre, ne suffisent donc pas à trancher.