La composition du vin : composants bioactifs, pesticides et sulfites sous la loupe
Polyphénols : antioxydants naturels aux effets controversés
Le vin, en particulier le rouge, contient des polyphénols (notamment : resvératrol, quercétine, catéchines) dont des études ont suggéré un effet protecteur contre l’athérosclérose grâce à leur rôle antioxydant et vasodilatateur. Toutefois, la concentration effective dans un verre de vin demeure faible : il faudrait consommer plusieurs litres pour atteindre les doses étudiées in vitro (Inserm, 2015).
- Un verre de 150 ml de vin rouge contient en moyenne 0,3 mg de resvératrol.
- La dose utilisée dans certaines études est de l’ordre de 5 à 10 mg/jour.
Aucun vin bio ou biodynamique n’affiche une teneur supérieure en polyphénols du seul fait de la méthode de culture, l’influence venant essentiellement du cépage, du terroir et du type de vinification.
Pesticides : un facteur différenciant majeur
Les résidus de pesticides retrouvés dans certains vins conventionnels posent question : l’UFC-Que Choisir (2016) a décelé des traces de pesticides dans 90 % des vins dits « classiques » testés, parfois à plus de cinq résidus différents par bouteille.
- Dans les vins bio et biodynamiques, ces résidus sont généralement absents ou en quantités très inférieures (moins de 5% des échantillons).
Pour les personnes souffrant de troubles du rythme cardiaque ou d’insuffisance cardiaque, exposées à des substances comme les organophosphorés suspectées d’actions neurotoxiques et de perturbations endocriniennes, ce critère peut revêtir une importance.
Sulfites : un additif sous surveillance
Utilisés pour stabiliser le vin, les sulfites sont présents naturellement dans le raisin fermenté, mais sont souvent ajoutés à des doses supérieures en viticulture conventionnelle.
- Effets : Ils peuvent provoquer des réactions allergiques, des crises d’asthme ou une gêne respiratoire, qui peuvent aggraver un terrain cardiovasculaire fragilisé.
- Comparatif : Les vins bio ou biodynamiques autorisent des doses plus basses (de 30 à 50 % en moins, selon le type de vin).
Toutefois, les sulfites ne sont pas directement impliqués dans les troubles cardiovasculaires, mais leur rôle dans l’inflammation systémique reste débattu.