Perspectives et vigilance dans le monde du vin « vivant »
La fermentation spontanée, lorsqu’elle est menée dans un cadre rigoureux et respectueux des bonnes pratiques d’hygiène, n’induit pas de risques sanitaires majeurs supérieurs à ceux des vinifications conventionnelles. Les bénéfices, en particulier la réduction des sulfites et la richesse du profil microbiologique, séduisent un public de plus en plus large.
Demeurent néanmoins des zones d’ombre : la variabilité d’un millésime à l’autre, la présence occasionnelle de composés indésirables ou allergènes, et la difficulté de garantir la même sécurité sanitaire dans toutes les exploitations. Un vinification naturelle ne dispense pas d’un contrôle attentif et d’un encadrement professionnel, conditions sine qua non d’une agriculture vraiment durable et saine.
Avec la demande croissante de vins naturels, la recherche devrait intensifier ses travaux sur la caractérisation des microbiotes du vin, la traçabilité des fermentations et le développement de nouveaux outils d’alerte rapide. La filière doit également poursuivre ses efforts de transparence, d’information des consommateurs et de formation des vignerons pour que tradition, innovation et sécurité avancent de concert.
Sources : ANSES, EFSA, INRAE, Observatoire des vins naturels, OIV, Sudvinbio, Journal of Agricultural and Food Chemistry, Food Chemistry, DGCCRF.