La frontière entre science et perception sensorielle
Des débats persistent sur la notion de minéralité, sur la part exacte de « goût de terroir » attribuable au sol – elle semble davantage liée à la combinaison de facteurs (climat, microflore, pratiques culturales) qu’à une transmission directe des minéraux du sol au vin, comme on l’a cru longtemps. Néanmoins, l’immense diversité des profils de vins issus de sols voisins (exemple : Pessac-Léognan vs. Médoc à Bordeaux) confirme l’importance de la géologie sur la matière, la fraîcheur et la longueur des vins.
Des chercheurs comme Jordi Ballester (Université de Bourgogne) ont mis en évidence l’influence d’une approche multisensorielle : le sol façonne des cépages (Pinot noir, Riesling, Syrah) capables d’exprimer des nuances uniques, mais c’est bien la vigne, en interaction avec son environnement global, qui fait le vin.