Zoom sur quelques cas concrets : du bon au dangereux
Le sucre : d’allié énergétique à facteur de maladies
Longtemps perçu comme une simple source d’énergie, le sucre pose aujourd’hui de sérieux questionnements. Selon Santé Publique France, la consommation moyenne en France oscille autour de 100 g/jour, largement au-dessus des recommandations de l’OMS (moins de 50 g de sucres rapides par jour pour un adulte, hors lactose des produits laitiers). Un excès favorise le surpoids, le diabète de type 2 et les maladies cardio-vasculaires.
- Effet dose : Un soda de 33 cl = 35 g de sucre (~7 morceaux de sucre) ; à partir de 2 canettes/jour, le risque métabolique augmente rapidement.
- Cas des enfants : En France, 24% des enfants de moins de 10 ans dépassent largement les repères (Santé Publique France, 2021).
La viande : source de protéines, mais sous surveillance
Consommer de la viande rouge ou transformée a longtemps été synonyme de bonne santé. Or, l’OMS classe aujourd’hui la viande transformée comme “cancérogène certain” et la viande rouge comme “probablement cancérogène” pour l’homme, essentiellement du fait du cancer colorectal.
- Consommation jusqu’à 500 g/semaine de viande rouge : modérément recommandée (OMS).
- Au-delà de 50 g/jour de charcuteries : augmentation de 18% du risque de cancer colorectal par portion de 50 g/j (HCSP).
Le lait : bénéfices osseux et débats autour des quantités
Source essentielle de calcium, le lait est parfois accusé de favoriser certaines pathologies. L’ANSES rappelle qu’une consommation raisonnable (2 à 3 portions de produits laitiers par jour pour l’adulte) reste bénéfique pour la santé osseuse. Des apports très élevés (>1 litre de lait/jour) peuvent toutefois amener un excès de calcium et provoquer d’autres déséquilibres.