Femmes enceintes et allaitantes : tolérance zéro, selon la science
Depuis 2005, en Europe, la consigne est simple : aucune quantité, aucun moment de la grossesse n’autorise la prise d’alcool. Pourquoi cette sévérité ? L’éthanol traverse aisément le placenta, exposant le fœtus à des risques majeurs, du syndrome d’alcoolisation fœtale (qui affecte chaque année environ 8000 naissances en France, source Inserm), à des malformations, troubles cognitifs et du comportement. Les seuils de consommation à risque pour l’enfant étant non identifiables, l’abstinence entière reste la seule recommandation solide.
Même après la naissance, les preuves d’une possible excrétion d’alcool dans le lait maternel invitent à la même prudence lors de l’allaitement. L’exposition du nourrisson peut entraîner des troubles du sommeil, un ralentissement du développement ou une altération du réflexe de succion (source : ANSES, 2022).