Perspectives : vers quel vin plus « propre » ?
La viticulture biologique a déjà permis de réduire significativement la présence de résidus de pesticides de synthèse dans les vins français et européens, donnant une réponse claire à la demande de transparence et de sécurité alimentaire du consommateur. Si le « zéro résidu » absolu reste un objectif compliqué par l’environnement et l’état des pollutions résiduelles, la dynamique de fond reste celle d’un recours de plus en plus mesuré et ciblé aux intrants — notamment guidée par le progrès agroécologique, le partage de pratiques vertueuses, et l’innovation.
Face à la pression climatique, à l’évolution de la réglementation (stratégie européenne « Farm to Fork », renouvellement des molécules, etc.) et à la demande sociétale, la filière reste en profonde mutation. La piste actuelle : compléter la démarche bio par des efforts multidimensionnels (sélection génétique, numérique, démarches collectives) afin de produire des vins à la fois « propres » analytiquement, durables dans la durée, et reconnus pour leur exemplarité environnementale. Une nouvelle page de la viticulture s’écrit, à suivre de près ces prochaines années.