Pourquoi le repérage et la prévention restent-ils insuffisants ?
Un dépistage encore trop tardif
En France, plus de 50% des personnes hypertendues ignorent leur état, faute de dépistage, selon l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM). Pour le diabète, près de 600 000 Français vivraient avec la maladie sans le savoir (source : Assurance Maladie).
Des symptômes souvent silencieux, une banalisation de la prise de tension et une difficulté à repérer l’évolution métabolique expliquent ces chiffres. Résultat : trop de diagnostics sont posés après la survenue d’un accident cardiaque évitable.
Des déterminants alimentaires et environnementaux souvent négligés
Au-delà de la génétique et des habitudes de vie individuelles, l’environnement alimentaire influe massivement sur l’apparition et l’aggravation des troubles métaboliques et cardiovasculaires.
Une étude nationale INCA 3 (ANSES, 2017) révèle que les personnes en situation de précarité mangent en moyenne 48% moins de fruits et légumes que le reste de la population, mais consomment davantage d’aliments ultra-transformés riches en sel, sucre et graisses saturées.
Le manque d’accès à des produits bruts, locaux et de saison, allié au marketing des aliments industriels, pèse lourd sur les populations à risque, en particulier en zones rurales ou “déserts alimentaires”.