Moins de sulfites, moins de risques ? État des connaissances scientifiques
Allergies et effets sanitaires : des risques réels mais limités
Les principaux effets négatifs documentés sont :
- Irritation des voies respiratoires chez les sujets sensibles (asthmatiques, personnes allergiques).
- Effet oxydant/inflammatoire en cas de consommation excessive et chronique (au-delà des apports moyens en Europe, qui sont estimés entre 0,19 et 1,7 mg/kg de poids corporel/jour selon l’EFSA).
La dose journalière admissible (DJA) fixée par la FAO/OMS est de 0,7 mg/kg de poids corporel/jour. En France, les apports moyens sont, pour la majorité des consommateurs, bien inférieurs à cette limite (source : ANSES, 2018). Les cas graves sont exceptionnels, mais les établissements de santé recommandent la vigilance pour les personnes prédisposées.
L’intérêt sanitaire de la réduction pour la population générale
- Limiter l’exposition aux composés conservateurs potentiellement irritants.
- Réduire les risques pour les personnes sensibles.
- Freiner la tendance au « surdosage » — encore rencontré dans certains vins importés ou non étiquetés correctement.
Globalement, la baisse des doses limite une exposition cumulative aux additifs alimentaires (car les sulfites se trouvent aussi dans les fruits secs, aliments transformés, certains jus ou charcuteries).