Pourquoi même une conservation optimale en cave ne change rien pour ces vins ?
Une cave à vin idéale (12-14°C, 70-75 % d’humidité, absence de lumière et de vibration) préserve le vin des altérations prématurées (source : IFV – Institut Français de la Vigne et du Vin). Mais elle ne crée pas « magiquement » de la complexité là où elle ne peut exister. La grande majorité des vins élaborés aujourd’hui ne possèdent pas le substrat aromatique, phénolique, ni la structure (tanins, acidité, alcool) pour affronter sereinement les années.
En outre, même parfaitement stockés, ces vins connaissent :
- Une perte progressive des arômes primaires (fruits, fleurs, agrumes)
- Un tassement de la bouche, un déséquilibre acidité/alcool pouvant rendre le vin plat, voire aqueux
- Parfois, l’apparition de notes d’oxydation (noix, pomme blette) inesthétiques pour ce style
Ainsi, espérer faire « mûrir » un Muscadet, un rosé ou un Beaujolais nouveau s’avère contre-productif, au contraire des grands Bordeaux, Barolo, Rioja Gran Reserva, ou certains Rieslings allemands qui sont taillés pour la garde longue (source : DWV, Deutscher Weinbauverband).